Premières rencontres nationales des cafés cultures
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Premières rencontres nationales
des cafés cultures

les propositions du SNAM retenues A l’occasion des Biennales internationales du spectacle (BIS de Nantes) qui se sont déroulées les 16 et 17 janvier 2008 ont eu lieu les premières rencontres nationales des cafés cultures. Les objectifs étaient clairs : « c’est une première en France ». L’évènement, organisé par le collectif Culture Bar-Bars et le Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en région des Pays de la Loire, nous offre l’occasion unique d’identifier les mots de nos chers établissements avant de trouver le ou les meilleurs remèdes. Le SNAM-CGT a été invité à y participer. Il était représenté par Philippe
GAUTIER et Marc SLYPER. Nous y avons développé nos propositions pour le secteur des cafés et des bars.

Ces premières rencontres se sont structurées en cinq ateliers et un débat final en plénière. Les ateliers étaient structurés autour de trois axes : social, culturel, économique. Ces rencontres ont réuni près de 300 participants, propriétaires de bars, fédération UMIH (fédération de la CGPME qui regroupe les cafés, les restaurants et les discothèques), le
SNAM-CGT, le Ministère de la culture (DMDTS), les collectivités locales et territoriales (région des Pays de la Loire, Ville de Nantes, ainsi que des représentants d’autres régions), artistes musiciens, FEDUROCK…

Lors de ces rencontres nos interventions ont consisté à rappeler l’importance de ces petits lieux de diffusion de la musique, de la culture dans l’animation des villes et des campagnes, l’importance de ces lieux pour l’emploi des artistes musiciens et le rappel de la réglementation ainsi que les précisions apportées sur l’éligibilité de l’ensemble des
cafés, bars, restaurants, quel que soit le nombre de concerts organisés, au GUSO (Guichet unique du spectacle occasionnel).

Nous avons souligné la nécessité de développer ce secteur, de faire stopper les fermetures notamment à cause de la réglementation sur le bruit, et de trouver les moyens économiques pour l’activité musicale et culturelle des bars et pour l’emploi des artistes musiciens.

Nous avons formulé cinq propositions :

  1. La réglementation sur le bruit, les nuisances sonores et la transposition des directives européennes. Afin de permettre à ces établissements de se mettre en conformité avec la réglementation applicable nous proposons de mettre en place, avec le CNV, un outil
    d’expertise des travaux à réaliser. Les collectivités territoriales devant lutter contre la désertification des villes et des campagnes en matière de lieux de rencontres, de vie, de mixité sociale, nous avons affirmé qu’elles ont une responsabilité première dans la réalisation de ces travaux afin de permettre la mise en conformité des lieux ;
  2. Lors du conflit contre la réforme du régime d’assurance chômage les collectivités territoriales, tout comme l’Etat, nous ont affirmé vouloir intervenir directement dans l’aide à l’emploi culturel. Nous avons donc proposé que soient mis en place, tant au niveau local, territorial, qu’au niveau national (par l’utilisation du titre III du budget de la culture lié aux dépenses de personnels), des fonds d’aide à l’emploi des artistes
    interprètes proportionnels au nombre d’artistes sur scène à destination des cafés, des bars et de tous les petits lieux de spectacle ;
  3. Les collectivités territoriales devraient aider ces petits établissements à se structurer en GIE (Groupement d’intérêt économique) afin de mutualiser les moyens pour faire face aux coûts des programmations, de la communication, de la publicité, voire de l’équipement ;
  4. Avec le soutien de l’UMIH (fédération des hôtels, cafés, restaurants, discothèques) nous voulons mettre en place une fondation financée par les brasseurs, les fabricants et distributeurs de boissons afin d’intervenir directement pour soutenir les activités musicales et culturelles des cafés, bars, hôtels, restaurants, voire discothèques ;
  5. Afin de lutter efficacement contre les attaques incessantes contre la présomption de salariat, le détournement de la législation applicable aux artistes musiciens, l’absence totale de distinction entre artistes professionnels, amateurs ou bénévoles, et la pratique du « chapeau qui tourne » nous avons rappelé nos propositions dans le cadre du projet de loi sur la pratique amateur qui doit préciser et encadrer les conditions dans lesquelles la pratique amateur peut être exposée et présentée notamment dans ces établissements.

Nos propositions ont été validées lors de la séance plénière de restitution des débats

Il a été décidé :
- de mettre en place deux expériences pilotes en régions des Pays de la Loire et Aquitaine ;

- de saisir le Ministère de la culture et le CNPS pour qu’une commission travaille au niveau national à la faisabilité et à la généralisation sur l’ensemble des territoires de ces propositions ;

- de travailler concrètement avec la Fédération des HCR à la mise en place de la fondation des fabricants et distributeurs de boissons.

Les propositions et revendications exprimées depuis de nombreux mois par le SNAM-CGT ont pris à l’occasion de ces premières rencontres une toute autre dimension et, bien sûr, même si rien n’est encore réalisé et définitif, notre bataille pour regagner les emplois peut trouver dans les prochains mois une réelle concrétisation.
A nous, sur le territoire national, de prendre la place qui est la nôtre dans la mise en oeuvre de ces mesures en insistant tout particulièrement sur la syndicalisation des artistes


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